
Le Festival
Histoire
Québec, ville fortifiée prédestinée pour la tenue d’un tel événement !
Au Moyen Âge, châteaux et villes fortifiées étaient bien gardés par des soldats qui sonnaient l’alarme à l’approche de l’ennemi. Ces musiciens militaires seraient à l’origine des premiers corps de musique qui ont accompagné les armées sur les champs de bataille. Destinée à transmettre les ordres et les signaux d’ordonnance, la musique d’harmonie avait pour mission à la fois d’aider le soldat à marcher, à le réjouir ou le consoler et à apporter de l’éclat à toute manifestation ou fête militaire. Dites musiques du peuple, traversant le temps et les époques, les revoici au cœur d’une des premières villes d’Amérique du Nord.
Le rythme énergique de la musique militaire continue d’intéresser la population et les visiteurs, perpétuant ainsi une tradition de plus de trois siècles. C’est d’abord grâce à un groupe de personnalités civiles de la région que cet événement a vu le jour. L’idée était d’offrir à la population une série de concerts gratuits tout en mettant en valeur les sites enchanteurs du Vieux-Québec. L’instigateur de ce festival, Monsieur Jacques Du Sault, mijotait ce projet depuis dix ans. Il approcha alors de façon naturelle et évidente les Forces armées canadiennes pour un soutien. C’est alors qu’un groupe, créé en 1998 sous la présidence de Monsieur Du Sault, se sont joints quelques militaires enthousiastes dont le lieutenant-colonel à la retraite Yvan Lachance, ancien commandant du régiment Les Voltigeurs de Québec. Les Forces canadiennes ont mis à contribution la principale expertise, soit celle du Major Denis Bernier, alors directeur de la Musique du Royal 22e Régiment. Ce dernier occupa les fonctions de directeur artistique du festival. Depuis 2001, c’est le lieutenant-colonel (ret) Yvan Lachance qui assure la présidence de l’événement.
La prestance ainsi que le riche héritage militaire de la Ville de Québec profèrent à la Vieille Capitale le cadre idéal pour la tenue d’un tel événement. Les murs de la vieille ville font résonner tambours et trompettes dans une symphonie de rythmes où tous sont conviés pour vivre une expérience unique !
Des vieux pays à la vieille capitale du Québec
Les Musiques militaires imposent le respect. Leur venue dans la vieille capitale évoque des moments de notre histoire qui marquent la fierté d’une nation. Le Festival international de Musiques militaires de Québec nous donne une occasion unique de se rappeler une époque où les militaires-instrumentistes-artistes jouaient un rôle beaucoup plus actif et entretenaient une relation étroite avec la communauté de la Nouvelle-France. Ils représentent les racines de notre culture.
Des vieux pays…
La présence de la musique dans les armées remonte à l'Antiquité. À cette époque, la musique militaire n’en était qu’à ses premières armes. Ses fonctions étaient diverses : d’une part, la musique donnée par les tambours et les clairons pour l’infanterie de même que les trompettes pour la cavalerie, était destinée à transmettre les ordres et les signaux d’ordonnance. Guerrière, elle consistait alors essentiellement en des effets sonores et rythmiques qui avaient pour but d’effrayer l’adversaire. D’autre part, stimulante, elle éveillait le courage des guerriers et aidait à coordonner leurs mouvements lors des batailles. La musique d’harmonie, quant à elle, avait pour mission à la fois d’aider le soldat à marcher, à le réjouir ou le consoler. Mondaine, elle agrémentait les parades et meublait les moments de détente où les Musiques apportaient de l’éclat à toute manifestation ou fête militaire : revue, prise d’armes, défilé...
Au Moyen Âge, châteaux et villes fortifiées étaient bien gardés par des soldats qui, du haut de leurs tours de surveillance, sonnaient l’alarme à l’approche de l’ennemi. Ces musiciens militaires seraient en bonne partie à l’origine des premiers corps de musique qui ont accompagné les armées sur les champs de bataille. Lors de campagnes, les chefs étaient accompagnés de musiciens afin de les divertir entre les combats. Les harpes, les cithares et les divers instruments à cordes à l'honneur au début de l'ère chrétienne, furent abandonnés pour des instruments à vent plus puissants et des percussions plus "percutantes".
Durant le 18e siècle, les Musiques militaires devinrent de plus en plus présentes dans les pays d'Europe. Chaque régiment avait à cœur de posséder sa Musique et de la faire entendre haut et fort. Ainsi, les Écossais et les Gallois marchaient au son de la cornemuse, les Russes de Pierre le Grand à ceux du basson et du cor. Les Turcs suivaient la cadence du flageolet et de la batterie d'idiophones.
À la fois sonore, puissante et facile à transporter, la trompette était devenue, à la Renaissance, l'instrument par excellence. Pendant le combat, le trompettiste se tenait près du chef pour transmettre les ordres aux troupes. Dans les fêtes et les défilés, les Musiques militaires étaient source de fierté des seigneurs et emblème de leur commandement Le premier orchestre militaire apparut en France en 1762. Cependant, la fin de l'Ancien Régime entraîna dans sa chute l'Armée royale et sa Musique militaire. En 1875, une loi allait redonner vie à la musique militaire française. En effet, il fut décrété que chaque régiment d’infanterie et de génie et que chaque brigade de cavalerie aurait sa musique. Ainsi, au début du 19e siècle, les Musiques militaires des pays européens, qui connaissaient alors une période de paix, se retrouvèrent dans les fêtes de cour ou les fêtes publiques où elles jouaient un rôle esthétique.
… à la vieille capitale du Québec
À Québec, les Musiques militaires furent très populaires auprès de la population, même avant la Conquête. En plus de remplir des fonctions militaires officielles, elles participaient à de nombreuses activités sociales et récréatives, à des assemblées et des bals. Elles formaient des orchestres civils qui se produisaient lors de concerts et de cérémonies religieuses. Les Musiques auraient contribué à l'apparition d'un répertoire typique de "marches canadiennes".
Cette présence de la musique au sein d’un corps armé était également fort importante pour la stimulation et le support moral des troupes. Il semble que les troubadours aient grandement contribué à faire connaître les airs militaires à la population. La simplicité des premières compositions a facilité leur transmission; celles-ci sont d’ailleurs rapidement devenues des airs populaires. Voilà sans doute une des raisons qui expliquent pourquoi la musique militaire est dite musique du peuple!
Aujourd’hui encore, les Musiques militaires jouent un rôle autant actif que polyvalent au sein de la population. Dans une optique où les Musiques profitent de chaque occasion qui se présente pour se rapprocher de leur public, le Festival international de Musiques militaires de Québec est prédestiné à offrir aux Musiques invitées le prestige qui leur revient.

de Musiques militaires de Québec
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